L'imprimante 3D de Rose & Plume

juil. 11, 2017 0Commentaire Blog accueil

Pourquoi une imprimante 3D chez Rose & Plume ?

Pour  sensibiliser au recyclage, à l’économie circulaire, aux évolutions de la réparabilité des produits manufacturés 

Synthèse réalisée à partir du rapport publié par l’ADEME Encourager la réparation via l'utilisation de l'impression 3D et des espaces de fabrication numérique (état des lieux et pistes d'actions) http://www.ademe.fr/encourager-reparation-via-lutilisation-limpression-3d-espaces-fabrication-numerique

1 - Les avantages indéniables de la réparation : 

  • Réduire les déchets

  • Limiter la consommation des ressources, en évitant ou en retardant l’achat de produits neufs

 Plus récemment, la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (loi n°2015-992 du 17 août 2015) fait de la réparation une priorité au travers de la prévention des déchets et de la réutilisation.

 

2 – Concrètement, plusieurs raisons favorisent l’achat d’un bien neuf au détriment d’une réparation. Quelles sont-elles ?

  1.  Le coût de la réparation
  2.  La complexité et les délais de la réparation qui peuvent être jugés trop longs, encouragent également un remplacement à neuf, plus simple et plus rapide.
  3.  L’indisponibilité des pièces détachées. Certaines réparations sont rendues très difficiles ou impossibles du fait de l’épuisement des stocks de certaines pièces
  4.  Le manque de techniciens compétents (faible attractivité du métier, évolution des techniques).
  5.  La difficulté à réparer un spectre de produits de plus en plus large.
  6.  Le goût du neuf et la rapidité des renouvellements technologiques. Le rythme des évolutions techniques vient encourager la préférence pour le neuf : la panne devient l’occasion d’acquérir un nouveau modèle aux performances plus élevées ou aux fonctionnalités nouvelles.
  7. Ce qu’il faut retenir : la réparation serait facilitée si le consommateur pouvait accéder aisément aux pièces détachées et au savoir associé (techniques et instructions de réparation).

 3 – Les atouts de la réparation via une imprimante 3D : ce qui est observé dans les fablabs et autres lieux de fabrication numérique

L’impression 3D en ligne, en magasin ou en espaces de fabrication numérique laisse entrevoir un fort potentiel de développement pour venir compléter les filières classiques de pièces détachées et ainsi proposer au grand public une offre qui réponde à la demande croissante des consommateurs en solutions de réparation.

Les biens d’électroménager et de l’habitat (ameublement, vaisselle, bibelots) sont actuellement les plus réparés, suivis des réparations d’équipements sportifs (raquette de tennis par exemple) ainsi que l’outillage et le multimédia (composants extérieurs d’ordinateur en plastique par exemple). En revanche, l’automobile et les produits textiles ne sont que très peu concernés

Les pièces les plus réparées sont : poignées, boutons, becs verseurs, roulettes de panier de lave-vaisselle, caches d’aération en plastique pour machines à laver ou aspirateurs, carter de protection (cache en plastique). Ce sont le plus souvent des pièces « accessoires » fragiles et fréquemment sollicités : sans être techniques, elles sont essentielles au fonctionnement normal du bien. Les pièces réparées ont également en commun d’être de formes relativement simples et en plastique. Il s’agit enfin principalement de pièces visibles, relativement faciles d’accès pour le particulier, sans qu’il soit nécessaire de démonter complétement le bien

Le profil type de l’auto réparateur dans ce type de lieu ouvert au grand public est généralement le bricoleur désireux de redonner vie à un produit pour éviter la surconsommation en fabriquant numériquement une pièce de remplacement sans faire appel à un professionnel de la réparation

4 – A quand la réparation via une imprimante 3D par les grandes enseignes ?

Les acteurs des filières traditionnelles, que ce soient les fabricants-distributeurs ou les réparateurs, estiment pour la majorité que la technologie n’est pas encore mature pour une intégration dans la filière SAV.

Cependant, quelques entreprises ont choisi d’intégrer la technologie des imprimantes 3D dans leur SAV : SEB et Boulanger

SEB a l'objectif à court terme de produire par impression 3D une partie de ses pièces détachées. L’entreprise s’engage aujourd’hui à assurer la réparation d’un produit sur les dix années qui suivent la fin de sa commercialisation. L’idée de SEB est d’assurer les cinq à six premières années de garantie grâce à un stock de pièces détachées produites traditionnellement puis d’assurer l’approvisionnement lors des quatre années suivantes par l’impression 3D. En effet ces années étant plus aléatoires et moins prévisibles, l’impression 3D permettrait de produire en fonction du besoin sans stock superflu.

Boulanger a lancé début juin 2016 la plateforme Happy3D qui met à disposition du grand public les plans numériques d’une sélection de pièces détachées de ses deux marques propres. Ces pièces doivent être simples à concevoir, facilement démontables et utilisables par l’utilisateur. Le consommateur désirant changer une pièce défectueuse peut consulter la plateforme pour identifier si elle est disponible et auquel cas l’imprimer chez soi, dans un réseau de magasins ou dans 2 magasins parisiens de Boulanger. Si celle-ci n’est pas disponible, il peut la créer et ainsi participer à la communauté créée par Boulanger et animée par un forum. Depuis octobre 2016, les consommateurs peuvent également se rendre directement dans les 2 magasins parisiens afin de solliciter la fabrication gratuite des pièces détachées présente dans le catalogue.

5. Pour un développement de la réparation via une imprimante 3D : encore des risques à lever

Les risques juridiques sont la première crainte des fabricants, distributeurs et réparateurs traditionnels, en particulier les enjeux de responsabilité en cas d’accident lié à une pièce imprimée en 3D et défectueuse. Les fabricants se considèrent comme davantage exposés que les espaces de fabrication numérique à cet égard, car ces derniers seraient moins susceptibles d’être reconnus comme responsables dans la mesure où ce sont les particuliers qui sont amenés à fabriquer des pièces, même si la législation n’est pas aussi claire.

À cette obligation générale de conformité s'ajoute le principe de sécurité générale des produits et services d'où il résulte, pour les professionnels, des obligations d'information, de suivi des produits et de signalement des risques et, pour les pouvoirs publics, la possibilité de réglementer ou d'interdire tout produit ou service présentant un danger pour la santé et la sécurité des consommateurs.

En conclusion, nous sommes en route vers un développement et une diffusion de la réparation via l’utilisation des imprimantes 3D. Un des aspects de nos ateliers seront d’évoquer avec vous, l’ensemble de cette économie circulaire et comment concrètement nous pouvons la mettre en oeuvre.